GTDS – Politique de Formation

Divers dispositifs de formation et de spécialisation sont pris en charge financièrement par les Organismes Paritaires Collecteurs Agréés (OPCA) comme le FAFIEC (pour le professionnels salariés), le FIF-PL (pour les professions libérales), les FONGECIF (concernant les congés formation), etc.

Ceux-ci couvrent une myriade de cursus associés comme la formation continue, la professionnalisation, le bilan de compétences, la validation des acquis d’expérience, le congés individuel de formation, etc.

Dans l’optique d’assurer une exploitation efficace et adaptée des STIC dans les entreprises à taille humaine, la formation est un élément incontournable pour :

  • initier et familiariser les entreprises aux nouvelles technologies numériques et à leurs usages spécifiques,
  • maintenir l’expertise des professionnels du numérique à niveau face à leur constante évolution fulgurante.

Nous souhaiterions connaître ici votre avis sur la forme et le contenu que doivent prendre les dispositifs de formation jugés appropriés, afin de réussir le processus de modernisation des TPE / PME qui induirait un meilleur usage des STIC par celles-ci :

Quel(s) cursus de formation envisager ? Pour quelles cibles de participants ?
Concernant quelles thématiques prioritaires spécifiques ?
Quelle(s) politique(s) de prise en charge financière doit-on envisager ?
Serait-il opportun de certifier les prestataires de formation ? Dans quelles disciplines ?

2 commentaires sur : “ GTDS – Politique de Formation ”

  1. Extrait des suggestions communiquées à M. Yves Le Mouël
    Coordinateur du GT Diffusion des STIC – 20 juin 2011

    Il est tout aussi crucial d’envisager la formation des entreprises et professionnels – tous secteurs de métiers confondus – à l’usage des STIC. Bien entendu l’initiative du ‘Passeport du Numérique’ conduite par les CCI de France y contribue dans une large mesure au titre des efforts de sensibilisation et d’initiation au numérique de la part des pouvoirs publics à l’attention des usagers professionnels.

    Au-delà de cette initiative limitée de premier niveau, et afin de pouvoir octroyer une certaine autonomie de savoir faire aux utilisateurs finaux concernant les STIC, il faudrait aussi envisager la formation des professionnels d’entreprises devant déployer des solutions numériques répondant à leurs objectifs commerciaux.

    1) Secteur des Professionnels Salariés

    Professionnels du Numérique: Ces derniers doivent pouvoir bénéficier de cursus de formation leur permettant de se mettre périodiquement à niveau avec l’évolution perpétuelle de nouvelles technologies, ceci afin de maintenir leurs connaissances à l’état de l’art. Le FAFIEC propose déjà des la prise en charge de formations dans le domaine du Numérique via les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) et les Actions Collectives Nationales (ACN) traditionnels de la Branche. Celles-ci doivent concerner en priorité les domaines de développement critique des nouvelles technologies numériques comme l’Edition de Logiciels en environnement SaaS, les Architectures & Langages Objets, la Dématérialisation, la Virtualisation, le Cloud Computing, la Sécurité Informatique, les Réseaux Sociaux, les Réseaux d’Objets Communiquant, la Business Intelligence, etc.

    Exploitants (Utilisateurs) du Numérique : Ceux-ci doivent pouvoir bénéficier de formations leur permettant d’acquérir des compétences spécifiques dans le domaine du numérique, ceci afin d’être en mesure de correctement superviser les déploiements de STIC au sein de leurs propres entreprises. Il faudrait pour cela développer l’initiative de CQP Interprofessionnel (CQP-I) qui se calquerait directement sur ceux du FAFIEC mais serait directement applicable aux autres secteurs d’activité de l’industrie et du commerce. Une récente étude de GTM Ingénierie, mandatée en 2010 par le FAFIEC, a examiné la mise en œuvre de CQP pour la Branche des Industries de la Métallurgie (CQPM), des Industries Chimiques (‘Qualifications Validées’) et les Carrières & Matériaux de Construction. Il faudrait s’inspirer de cette étude pour élargir le spectre des CQP susceptibles d’être appliqués à l’ensemble des secteurs d’activités, hors secteur numérique. Toutefois, il faudrait noter que les professions salariées qui relèvent de la Branche de l’Ingénierie et du Conseil (par ex. les architectes en construction, les acousticiens, les ergonomes, etc.) peuvent déjà faire appel aux CQP conventionnels du FAFIEC, dont le dispositif devrait cependant être renforcés dans cette optique.

    2) Secteur des Professionnels Libéraux

    Professionnels du Numérique : La présentation du FIF-PL montre que l’essentiel des formations prises en charge pour les spécialistes du numérique s’applique principalement en Conseil en SI, Edition de Logiciels et Traitement de Données. On note toutefois une certaine sous utilisation du dispositif qui devrait être encouragée dans le futur afin de pouvoir toucher un plus grand nombre de spécialistes du domaine numérique et leur permettre de se maintenir à l’état de l’art dans leurs métiers respectifs.

    Exploitants (Utilisateurs) du Numérique : Chaque profession décidant individuellement des critères (thèmes et montants) qui lui sont spécifiques, il est donc, en théorie, possible pour chacune d’elle de prendre en charge des formations dans le domaine des STIC. Cependant, les données communiquées à ce titre pour 2010, montrent qu’environ 60% des professionnels hors secteur numérique suivent une formation ‘généraliste’ axée sur la Bureautique et les usages de l’Internet/Intranet. Quelque professions suivent des formations plus spécialisées ‘métiers’ (Biologistes, Architectes, Ingénierie & Etudes Techniques, Conseils en Affaires et Gestion, Agents Commerciaux, Agents d’Assurance). Dans ce cadre, il faudrait travailler avec le FIF-PL – et autres organismes similaires – pour mettre en place un dispositif d’incitation au suivi de formations sur deux niveaux d’initiation : (a) Informatique de base/Bureautique et (b) Informatique spécialisée métier. Le niveau généraliste de base (transversal) pourrait être commun à tous les professionnels. Le niveau spécialisé métier (vertical) serait spécifique à chaque profession et donc défini par celle-ci.

  2. Les demandes de formation évoluent, les modalités d’apprentissage également.
    L’apprenant, qu’il soit professionnel du numérique ou utilisateur est aujourd’hui au centre du dispositif de formation qu’il utilise.
    Ainsi les offres disponibles qu’elles soient DIF, Congé de formation ou autre devraient aller vers des formations modulaires, des grains pédagogiques relativement petits permettant aux apprenant potentiels soit :
    – de satisfaire un besoin de formation ponctuel (une question, un problème : un module de formation disponible y répond)
    – de construire un parcours de formation certifiant ou validant composé de plusieurs modules (présentiel, à distance, blended) répondant à leurs attentes

    L’idée défendue ici est d proposer aux apprenants potentiels un catalogue de formation incluant des modules, des parcours de formation ou l’apprenant (et l’entreprise) feraient leurs choix en fonction des compétences qu’ils souhaitent acquérir

    Cela va certainement de pair avec le développement nécessaire d’une approche par compétences, pour résumer : l’entreprise a un besoin de compétences, la plateforme de formation (outil de gestion de la formation devenu incontournable) propose une réponse à cette compétences manquantes : un ou plusieurs modules à suivre de façon ponctuelle ou parcours de formation certifiant ou validant

    La même orientation pourrait être proposée pour les ACN : cela permettrait d’individualiser les formations, de ne pas faire une réponse trop globale à des nécessités individuelles.

    Cela permettrait par ailleurs de gérer les prérequis et les validations d’acquis. Ainsi un apprenant inscrit dans une ACN et possédant déjà partiellement les compétences apportées par le parcours, suivrait un partie du parcours, et pourrait valider l’ensemble des compétences acquises et déjà possédées par une évaluation finale ouvrant sur un certificat ou un diplôme

    Les technologies sont aujourd’hui à notre disposition pour construire des formations individualisés, attachées à un référentiel de compétences (et référentiel métiers).