Baromètre semestriel CINOV-IT – Moral des TPE PME du numérique

Baromètre semestriel CINOV-IT – Moral des TPE PME du numérique

Pour la deuxième édition 2016 de l’enquête conjoncturelle de CINOV-IT, 91% des entreprises ayant répondu sont des petites entreprises de moins de 50 salariés ; presque ¾ d’entre elles travaillent pour des petites entités (PME, TPE, particuliers) dans des secteurs d’activités très diversifiés

Au 2ème semestre 2016, les chiffres d’affaires sont restés relativement stables ou en croissance pour 71% des TPE du numérique, prolongeant ainsi la tendance des deux précédents semestres. En ce qui concerne 2017, les patrons de ces TPE restent optimistes quant à la croissance ou le maintien de leurs chiffres d’affaires pour 72% d’entre eux.

Concernant les recrutements, la baisse constatée précédemment semble enrayée, on note une légère croissance par rapport au précédent semestre, néanmoins en retrait vis-à-vis du même semestre en 2015. Par contre la prévision pour 2017 est en nette augmentation.

Les profils techniques restent les plus recherchés par les TPE du numérique (53% des recrutements), avec les profils commerciaux (27%).

Par contre les prévisions d’embauches qui restent à peu près constantes d’un semestre à l’autre (en légère hausse ici) laissent entrevoir une demande constante de ces profils, techniques et commerciaux.

Le nombre de licenciements pour raisons économiques reste stable par rapport aux deux périodes précédentes puisqu’ils sont identiques à la même époque de 2015. La prévision en la matière pour 2017 laisse voir une baisse notable, puisque les patrons des TPE et PME du numérique tablent sur une diminution de moitié de ces licenciements.

Le CICE reste un dispositif dont les patrons des TPE du numérique se méfient ; environ ¼ déclarent l’utiliser, notamment pour des recrutements ou des investissements (24%) ou pour compenser l’augmentation des charges (37%).

Le CICE reste vu par ces chefs d’entreprises comme un système fait pour les grandes entreprises et peu applicables aux TPE et petites PME. La crainte de voir reprendre d’une main (redressement) ce qui est donné d’une autre (CICE) perdure. Une simplification est réclamée par ces TPE et PME qui pensent que « Il serait plus simple de baisser les charges sociales plutôt que de faire des dispositifs alourdissant encore un peu plus la charge administrative des petites sociétés.  Une réelle démarche de simplification serait un plus pour les TPE et PME ».

Les TPE et PME du numérique interviennent pour une majorité d’entre elles en sous-traitance (18% font plus de 50% de leur chiffre d’affaires en sous-traitance). On note que plus des ¾ interviennent en 1er ou 2ème niveau de sous-traitance, ce qui constitue un progrès réel, illustrant la pertinence du travail entrepris par le syndicat des PME TPE du numérique avec les représentants des acheteurs (CDAF).

En ce qui concerne les délais de paiement (hors secteur public), on constate une dégradation de la tranche au-delà de 45 jours. On note un retour à la situation de la même période de l’année précédente avec donc une baisse de 15 points des délais de paiement entre 30 et 45 jours, partiellement compensée par une amélioration de la tranche < 30 j, pour une dégradation globale de10 points. La baisse légère du nombre de cas de délais > 60 jours est une satisfaction bien que cette tranche reste élevée à 11%. Il y a ici une marge de progrès importante.

 

Les marchés du secteur public continuent à être vus comme difficiles d’accès avec les lourdeurs administratives et la longueur des procédures comme principaux freins. Il convient de noter que plus du quart (26%) des TPE intervenant en sous-traitance du titulaire d’un marché ne sont pas déclarées comme sous-traitant, situation en complète infraction avec la réglementation des marchés publics. Sans oublier que 31% d’entre elles ne seraient pas payées directement par le maître d’ouvrage. Pour ce qui est des délais de paiement on note une nouvelle dégradation avec 45% des TPE œuvrant dans le secteur public qui déclarent être payées au-delà du délai réglementaire de 45 jours.

 

Concernant le cloud plus de la moitié des TPE du numérique reste encore en dehors (53%) tandis que le nombre de celles pour lesquelles le cloud est très présent ou simplement une réalité quotidienne reste stable.

Quant aux autres domaines « métiers », on relève une recherche marquée de diversifications avec une tendance pour les domaines liés à la sécurité (18%) et à la relation client (17%)

Pour ce qui est de l’impact de la crise, on note que la moitié des TPE du numériques considère que cette crise ne les touche pas ou nettement moins. Mais il convient de pondérer ce résultat à l’aune de ceux des enquêtes passées, en effet on relève une appréciation fluctuante sur ce point avec d’un semestre à l’autre une baisse suivie d’une augmentation. On doit considérer ce point comme conjoncturel et non stabilisé.

Quant à l’optimisme des chefs d’entreprises des TPE du numérique, il fait un bon à 65% (très bon, bon et assez bon) contre moins de 40% précédemment. Si on y intègre le niveau « moyen » on reste conforme à l’appréciation précédente (89% versus 91%) ; c’est ce niveau « moyen » qui chute de moitié, le niveau des pessimistes restant stable à 11% versus 9% précédemment.

 

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